Le train 6

Méo répondait depuis belle lurette au nom de Pierre; les clients de chez Pierre taquinaient le garçon qui après l’école déservait, vidait les cendriers, frottait, rafraichissait les crachoirs, en le présentant aux étranges comme le propriétaire des lieux; Pierre. Ainsi cela devint son nom. Après la mort de son père, les changements accélérèrent leur train (pourtant disparu). Pierre tenait bien le bar, s’adaptant aux courants, jusqu’à ce qu’une vielle barrique en amène un autre à exploser dans la cave. Ulfranc Champagne, dit Frank, ne partageait aucun lien avec les Champagne du coin. Au déclin de l’activité minière, il était demeuré contrairement à beaucoup d’autres, vivotant de chèques du gouvernement et de jobines sous la table. Certains, lui prêtaient des économies cachées… Lorsque Pierre, ajustant le cap, transforma une partie des vétustes chambres en logements, Frank emménagea dans la rallonge nord-est qui abritait autrefois l’écurie, un entrepôt,… Le sous-sol cloisonné par le gradient lui donnait un atelier privé pour bisounner. Le quinquagénaire adorait le mélange de crainte et de curiosité qu’inspirait aux enfants son visage, d’ailleurs la saillie de son logis sur l’immeuble évoquait le même sentiment à raison. Frank aimait bien la bouillotte et considérait que pour maintenir ses finances, il devait redoubler ses efforts. Sa famille était ceux de la taverne, incluant Pierre. Tout cela coutait cher, il bouillait, cela payait. Désirant encore partager son amour, il économisait sur le feeling en se ponçant avant de monter, vivant sous la taverne. Sa vieille tante, à Windsor lui avait montré, la fermentation, le distillât,… Au fil des expériences et des durs lendemains les barils s’enlignaient; pissenlits, fraises, carottes, céréales; les surplus disponibles embaumaient le sous-bassement. Il s’était rapproché de l’enfer grâce à l’apport d’un nouvel élément rougeoyant alimenté par un câble tendu à l’extrême, cela chauffait.



Neige novembre.

Je remets l’écriture de jour en jour; quelques centaines de pages encore à lire; la Gaspésie… Ici, le scénario se répète, neige, un peu de fonte, froid, neige,…



Le blanc rentre.

Ce fut d’abord au chalet vendredi, puis ici mardi et demain un autre 30 cm. possible. Remiser le matériel à gros gibier, rentrer le plus de bois sec partout et bien protéger ce qui reste dehors. J’aurai, j’espère le temps de partager des trains et images…scv197.jpg



Pas dans ma cour

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Ils sont sous les fenêtres, je dois quelques fois leur faire peur; les autos freinent trop près de la courbe pour les voir. Je ne parle pas des obsédés; accoté sur la boite postale pour mieux tirer! Dire que nous irons monts et vallons pour en trouver au chalet; comme dans le passé, nous perdrons quelques kilos, verrons des choses uniques, rirons de nos histoires et ronflerons en rêvant de l’immense buck que nous verrons le lendemain. Pour ceux qui ne croient pas que de cette façon ce n’est pas un sport; essayez de nous suivre! Je serai souvent branché, mais pas d’article avant le 19. Le daim fait gare!



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