Le train 5

(suite)

Le ministre triste alluma une Lucky, les anglais et les américains; un coup parti De Gaule!  Blair, cela aurait dû suffire, avec un nom anglais. Le monde ne comprenait même pas le premier à Ottawa, lorsqu’il parlait français, alors pourquoi venir dans sa province se mêler de ses affaires, alors!  Blair, retour et maison fournis, au transfert, il avait sauté sur l’occasion pour fuir la monotone capitale. Blair. Blairer le bon gars, un bon nationaliste, déçu par le fédéral, natif de l’île de Montréal. Des bonnes connexions même au El Paso! Cinq-Baies, nid communisse? Blair. Le juriste voulait que le parti évolue, mais cette histoire prenait de dangereuses proportions.  Blair était Mohawk, Français, Anglais et Gitan; profil idéal. Bonne décision, mais drôle d’histoire. Blair, proposait un marchandage avec un hôtelier! Il approuvât finalement. La cigarette s’était éteinte. Il eut un rêve. Père, Mère, Sœurs et le Confident lui reprochait… Blair. Rapidement, il avait ciblé l’hôtel et les lieux de rencontre de ses habitués, compris l’étrange mélange d’origine des citoyens; un laboratoire pour ces hypothèses. Dorval, sa ville d’origine, pourrait en tirer des leçons. Ses entrées à l’hôtel, ne passaient pas inaperçues. Tant qu’à faire, ne pas se piéger soi-même. Lors d’une dispute, son épouse l’avait traité de sauvage; soit. À Cinq, il y en avait quelques uns, natifs ou convertis. Le fils menait l’hôtel depuis quelques années, homme de bien et de sens, malgré la douleur de la perte de son père, il comprendrait. La montée voulait faire des rafles. Vinaigre pour envenimer. Méo, dit Pierre, intervint. Et malgré, quelques têtes folles, la crise éteinte; le ministre passât au dossier suivant; cauchemar! Blair avait eu une longue conversation avec Pierre. Il lui avait dépeint les différents scénarios envisagés en haut lieu pour mettre le village au pas. Il se souvenait des rafles des fédéraux pendant la conscription et ne voulait pas que son village d’adoption revive de telles humiliations. Plus d’enterrements qui virent à la kermesse, du moins le temps de se faire oublier; ses amis lui donnèrent leur parole. Pierre avait été des plus convaincant. Blair rentra à Montréal, remis son rapport au ministre qui calma tout le monde; oui c’était un village d’excentriques, mais pas dangereux et il avait un engagement des plus influents. D’ailleurs, le plus vite cette histoire enterrée, le mieux; pas de tapage.  Blair avait fait une démarche du genre dans les villages susceptibles de suivre. Un étrange sentiment lui disait qu’il reviendrait un jour à Cinq.

(à suivre)



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Le train 4

(suite)

Deux enterrements en peu de mois avaient tournés à la foire. Le premier s’était soldé par le départ du Curé Grosleau; dit gerlôt pour son insistance à tirer lui-même les vétustes cordes des cloches avant les services. Cela mettait en rogne le vieux bedeau François qui y voyait une usurpation, voir un reproche; un autre bègue. Fran, Tom et Soit répétaient les cloches. Les enfants puisaient dans l’ardeur du Curé un bel exemple de dépassement physique, n’était-il pas le plus rapide sur la patinoire? Ensuite la fermeture de la voie ferrée. Un service d’autobus prenait le relais; les gares ne concordaient pas toujours avec les nouveaux arrêts routiers. L’activité commerciale s’en trouvait modifiée sur fond politique. Le dernier train avait quitté sans anicroches, le nouveau Curé Putuis était des derniers arrivés. Tous ces changements poussaient la population, tout changerait. Olivier, le veuf confident et généreux décédant, rien ne serait dorénavant pareil.
Le Curé Putuis sentait que certaines de ses nouvelles ouailles croyaient qu’il avait appelé la police provinciale suite aux troubles du dimanche. Le Père Quinn avait éprouvé de sérieux problèmes gastriques, quelques heures avant le déclenchement. Complot et recueillement. L‘évêché fut à son tour pris sous tutelle par le cardinal de Montréal dans ce dossier. La police provinciale, jugée incapable, devait être subordonnée à la police montée. Il y avait dans ce village, un camp d’entraînement communisse, rien de moins, le mépris de l’emprise religieuse signait. Le recensement relevait une forte concentration de noms étrangers. Algonquins, Iroquoiens; la peur d’un autre Riel sanguinaire flottait. Que dire de ces noms slaves, arabes et autres? Il y avait même des Poux! On assignat d’abord le vieux lieutenant Blair pour la collecte de données. La proche base de missiles La Macaza était déjà alertée. Un agent américain était sur les lieux. C’était les débuts de la Révolution tranquille et par un étrange concours, Cinq y participait bien distinctement. Il fallait arrêter ces pratiques païennes. Déjà dans les villages autour, on projetait de suivre cette mode en concurrençant d’ingéniosité! Connaissant la compétitivité locale, les autorités prenaient les choses au sérieux. Mais quoi faire?

(à suivre)



Le train crie gare 3

(suite)

Olivier vivrait à Cinq au pendule du train, de ses horaires, des chargements, des modes et des nouvelles venues d’en bas. Son pendule s’immobilisât peu après celui des engins qui avaient désertés la voie. Alors, son concurrent, le prietcheur Appelton accorda presqu’une absolution en tonnant plus fort qu’à l’habitude : You’ve got to see the light, eeeven wen the way may sime closed. Le nouveau curé de Sainte-Béatrice, fidèle au dictacs de l’évêque, fit brève mention du service dans ses manchettes. Le calembour qui suivit devait détourner l’attention des âmes. La consigne était stricte, pas de chevaux, de canons ou quoique ce soit que le Pape n’approuverait. Le jeu de mots avait demandé des heures migraineuses. De plus, il avait dû parcourir le village sans relâche pour s’assurer de l’absence de complots. Peine perdue. Son drâbe prêche n’était pas amorcé que certains pouffaient en pensant à la dernière soirée de veille de la dépouille. Même Dick Tracy aurait été confondu. L’ecclésiastique régional lui avait même adjoint le père Qwinn. Quelques as étaient à l’œuvre.
En ce dimanche soir, après les vêpres, panne de courant. Assis devant la bière il comprit qu’il avait échoué; il devrait descendre le dos du serpent; il bandât et sourit. Le monument de Pierre avait été couvert d’une peinture or. Le canon retourné vers… Les bouts-de-feux avaient bien travaillé. Les divers éléments donnaient les couleurs, l’agencement des bourres, les effets, mais les vieux dynamiteurs s’étaient un peu emportés. Plusieurs pièces dénudèrent le roc. D’autres éclatèrent au ras du sol provoquant les premiers foyers. Dans cette noirceur artificielle, le ballet des phares des pompiers volontaires, la palette des créations pyrotechniques et les dizaines d’incendies mineures auraient dû créer une atmosphère inquiétante, au contraire; une fête pour tous les sens qui s’étira tard à l’hôtel. C’était pire que ce que son prédécesseur avait dit!

(à suivre)



La neige a frôlé…

Ces heures humides m’ont laissé un rhume qui m’a retourné à la maison quelques jours… Je joins donc deux prises de mon poste de travail estival.0610070602.jpgchaletjpg.jpg

Question de réchauffer!



Empissotage en vue

D’un poste lointain, gentiment offert. Je repars vers les montagnes solitaire. Le loup a la voix, et je promets encore des retours, bient…, foutu clavier!



Les temps rouges.

D’un automne à l’autre, les couleurs changent selon les conditions météo. Il en est vrai pour chaque arbre et l’altitude ainsi que la latitude. Ainsi, depuis deux semaines, le spectacle évolue.scv157.jpgscv154.jpgscv164.jpgscv155.jpgscv158.jpgscv160.jpgscv161.jpgscv170.jpgscv174.jpg

Les rouges tombent, à la fin, il ne restera qu’un peu de jaune et de brun sur fond de neige. Je partirai à l’aube avec mon arc, malgré la fatigue, je sais que je serai encore ébahi. Un mois à pénétrer seul la forêt dès que possible, à regarder sa flore s’assoupir. Et si, dans les hautes exigences que je m’impose, je devais choisir une récolte, ce sera en action de grâce. À bientôt, avec d’autres voyages.



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